dimanche 12 novembre 2017

131117


je suis dans le réel à côté du réel
& tout en moi infuse de fuite.
contre & amour
mon corps se dérobe
& se dresse dans la plaine où
les bêtes parlent
de leurs paroles bâtissent des illusions de palais.
moi je crie sans que personne ne bronche.
il suffit pourtant de tendre l'oreille longue douce
des premières époques. il suffit pourtant sans cligner
de regarder les plaies & d'observer sans les bousculer
les déraisons humaines pour le ravir ce cri &
entendre en lui le fleurissement de chaque monde terminal


4 commentaires:

  1. J'aime beaucoup ce mot. Belle journée Jean-Jacques.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. oui, du rapt au ravissement. Belle journée à toi

      Supprimer
  2. Une vaste plaine de plaies, un champ où les clameurs se font sourdes...petit à petit le cri fait son nid... très beau texte...

    RépondreSupprimer