dimanche 7 février 2016

070216


je croyais que l'obscurité était reine
depuis ce moment où
trèsenfant je touchais un bord de ciel
comme une folie & je me départais
du bonheur des hommes. hantée par la mort
le vertige l'absolue fragilité des chairs
la terrifiante inconsistance des âmes.
on se convainc facilement du gouffre de l'éphémère.
debout pleurant debout titubant debout –
& puis Redon découvre la couleur – la couleur monte à l'assaut de Redon –
désormais le mystère s'attache
aux collerettes qui font de certaines fleurs des étoiles.
il faut écrire noir. il faut écrire puits.
il faut écrire désespoir ou platitude
des êtres. je ne suis pas poète. j'écris ce qu'il me plaît
puisque ce temps ne dicte plus rien que l'urgence de vivre.
aujourd'hui j'écris ton corps dans ton corps ton sourire
dans ton sourire les saisons défilant une à une dans
la saison une goutte de neige ou le pétale clair
l'iris noir la flambée rouge des sexes & dedans encore
des portes entrouvertes des voilages aux fenêtres
des fenêtres qui flottent sur des pays circonscrits de nuances
dans la nuance l'horizon dans l'horizon profond
ton baiser. 

2 commentaires:

  1. "je ne suis pas poète. j'écris ce qu'il me plaît
    puisque le temps ne dicte plus rien que l'urgence de vivre."
    Des étoiles dans les yeux

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