jeudi 5 mai 2016

060516


écrire une parole longue qui malgré tous mes efforts ne pourra te contenir.
des parasites m'ont creusé les os. ma vision se dévide sans appeler de clairvoyance
& ma tête a poussé à côté du corps. un chemin : quand je vois ta peau nue
il m'apparaît intime parcouru d'un pas léger relevant presque du printemps.
sur lui je danse comme sur toi. la vie coule, évidente. quand ta peau fraîchit
& que ton regard tombe, la vie s'écarte. tout chemin se brouille. ma vision
se dévide. encore une fois les oracles meurent. Dodone,
tes chênes sont muets & les plus bavards devant eux perdent désormais la parole.
c'est l'hiver que deux pauvres bras n'ont jamais pu relever de sa neige.
c'est l'hiver & le temps travaille, appliqué, dans la solitude de sa coque.
au fond, complexe est bien le mot même si simple est le désir. simple est
la certitude de t'aimer. complexe la suite des mondes qui mène à tes regards
quand ils s'enferment dans leur immensité bleue. 

 

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